La fabrication des Gongs traditionnels

La fabrication des Gongs se fait en 4 étapes. On coule d’abord le matériau. On le forge ensuite, avant d’effectuer des retouches (polissage, limage, tournage) puis on l’accorde.

Le cuivre se liquéfie pendant la 1ère phase. On ajoute alors de l’étain et on mélange les 2 composants. La scorie est alors prélevée et l’alliage obtenu après de nombreuses manipulations est versé dans une forme obtenue à partir de graviers, de sable et d’argile. On obtient alors une assiette de métal plus ou moins plate, légèrement courbée vers l’extérieur, qu’on appelle le lakar.

Lors du travail de forge, on fait tourner le lakar dans le feu jusqu’à ce qu’il soit en combustion (rouge vif). On le retire alors du feu pour le frapper sur le bord avec un marteau de fer. Il s’agit encore une fois de faire tourner l’assiette. Quatre à cinq ouvriers frappent l’ébauche l’un après l’autre en partant du centre pour joindre la périphérie.

  

Le lakar est remis dans les flammes toutes les 30 sec afin de maintenir une température élevée. Les grands Gongs peuvent retourner dans les flammes plus de 150 fois.

La forme d’un Gong se dégage peu à peu. Après avoir lissé parfaitement les Gongs, les ouvriers posent un anneau de fer sur son contour. On rend le métal élastique en procédant à un refroidissement rapide.

Enfin, les ouvriers martèlent les fissures et bouchent les petits trous en utilisant de la résine. Les retouches et les accords, le travail de polissage et la décoration sont des phases qui ont lieu simultanément. L’accord, qui est la partie la plus complexe, a lieu pendant le travail de martelage sur le Gong refroidi. Les ouvriers battent le bord supérieur, ce qui a pour effet de libérer plus ou moins de vibrations en fonction de la façon dont on fait résonner le Gong. Il est généralement très facile de faire la différence entre un Gong qui a suivi un tel traitement et un Gong qui a suivi un traitement moins élaboré.

A la fin, les ouvriers percent 2 trous dans le bord supérieur du Gong afin de pouvoir le suspendre. Il ne reste plus alors qu’à effectuer les dernières retouches.     

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